
Sécuriser une zone à neuf étages de hauteur, sous une structure métallique, sans possibilité d’échafaudage et avec une base de vie directement en contrebas — voilà le type de chantier qui mobilise vraiment toutes nos ressources. Mandatés pour protéger une zone de circulation avant le lancement d’une installation photovoltaïque, nous avons déployé un filet anti-chute d’objets sous un auvent métallique, depuis nos cordes, à environ 27 mètres du sol. Au cœur de la région lyonnaise, cette intervention illustre assez bien notre façon de travailler sur des configurations atypiques — à l’image de ce que nous documentons régulièrement dans nos réalisations ou dans nos articles sur la pose de filets de protection.
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Sécurisation d’une charpente métallique à 9 étages : la configuration du chantier
La demande initiale semblait directe : empêcher tout objet lâché en hauteur d’atteindre les personnes circulant en bas. Mais la configuration, elle, l’était beaucoup moins.
La base de vie et l’entrée du bâtiment se trouvaient directement sous cette charpente métallique, neuf étages plus bas que la zone d’intervention. À cette hauteur, une vis, un outil, n’importe quelle pièce mal arrimée devient un projectile. La structure à équiper se composait d’une série de poutres métalliques horizontales — des points d’ancrage potentiels, certes, mais dont la capacité portante devait être vérifiée avant toute fixation.
À cela s’ajoutaient plusieurs contraintes simultanées : conditions météorologiques variables (vent soutenu, période de canicule), volume important du filet à manipuler en hauteur et coactivité au sol avec d’autres corps de métier. Autant de paramètres qui imposaient une organisation rigoureuse et un protocole de sécurité sans compromis.
Nous avons donc ouvert le chantier par une étude de faisabilité approfondie, conforme à nos exigences au quotidien
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Notre approche technique : filets normés, ancrages temporaires, accès par cordes
Pourquoi les techniques de cordiste s’imposaient ici
L’échafaudage traditionnel n’était ni réaliste ni faisable dans ce contexte. Le travail sur cordes permettait d’intervenir rapidement, avec un impact minimal sur le déroulement du chantier — et généralement, à un coût inférieur. Notre solution reposait sur trois axes : des points d’ancrage temporaires certifiés, un accès par cordes avec progression verticale et horizontale, et le déploiement d’un filet de protection conforme aux normes EN 1263-1 et EN 1263-2 (les référentiels européens pour les filets anti-chute d’objets).
Le déroulé de l’intervention, étape par étape
**Analyse préliminaire de la structure**
Avant toute fixation, nous avons inspecté les poutres métalliques afin d’identifier celles capables de supporter des points d’ancrage selon la norme EN 795. Une étape non négociable : c’est elle qui conditionne la sécurité des cordistes et la tenue de l’ensemble du dispositif.
**Mise en place des lignes de vie et des ancrages principaux**
Des ancrages certifiés ont été posés sur les poutres retenues. Ils assuraient à la fois la sécurité des intervenants en progression et la solidité des fixations du filet.
**Progression sur cordes sous et autour de la structure**
Nos équipes ont utilisé des techniques de déport, avec un charriot pour se déplacer sous l’IPN. Des manœuvres spécialisées permettent de se déplacer en sécurité sur corde suspendue, là où tout autre moyen d’accès aurait été inopérant.
**Préparation et déploiement du filet**
Le filet a été préparé au sol — pour éviter les emmêlements — puis hissé et déployé section par section. Les fixations, réalisées avec des sangles résistantes et ajustables, s’adaptaient à la géométrie des poutres pour garantir une tension uniforme sur l’ensemble de la surface. La tension mérite d’ailleurs qu’on s’y attarde : trop lâche, le filet perd une grande partie de son efficacité de rétention ; trop tendu, il génère des contraintes excessives sur la structure porteuse…
**Contrôle final et rapport d’intervention**
Une fois le déploiement terminé, nous avons procédé à une vérification complète des ancrages, de la tension et de la couverture du filet. Un rapport photographique d’intervention a été rédigé — utile pour les démarches auprès des assureurs et pour le suivi des travaux.
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Anticipation de la phase photovoltaïque : une sécurisation pensée pour la suite
Dès la conception du dispositif, nous avons intégré la contrainte de la prochaine intervention : l’installation des panneaux photovoltaïques.
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Bilan de l’intervention
Un filet anti-chute d’objets déployé sous une structure métallique à neuf étages, des techniques de cordiste certifiées, une organisation qui a permis de limiter les nuisances au sol, et un dispositif compatible avec la phase suivante du chantier. Le tout en conformité avec les normes EN 795 et EN 1263.
Nous intervenons régulièrement dans la région de Lyon pour ce type de missions : sécurisation en hauteur, accès difficiles, configurations où les solutions classiques atteignent leurs limites. Plus de quinze ans d’expérience, des certifications RGE, Qualibat, CQP 1 Cordiste et une habilitation amiante sous-section 4 — et un rapport d’intervention systématique à chaque chantier, parce que la traçabilité fait partie du travail. Si vous faites face à un besoin similaire, contactez-nous — nous trouverons la solution adaptée.